jeudi 16 juin 2011


Football Féminin !
Jennifer Browning est une journaliste américaine de 27ans vivant à Dakar depuis 2008. Elle est l’initiatrice du projet  Ladies’Turn (le tournoi féminin de football)  à Dakar. Ce projet qui consiste à valoriser le football féminin a clôturé sa deuxième édition le 30 mars dernier.
Vous êtes journaliste de formation à quel moment avez-vous eu l’idée de faire valoir le football féminin au Sénégal ?
On peut faire quelque chose et être passionné d’une autre. C’est le cas avec le football. Sur les bancs scolaires j’ai eu à disputer les matches interclasses ; et quand je suis arrivée à Dakar j’ai constaté que ce sport n’était presque pas pratiqué par les femmes. C’est de là que m’est venue l’idée de vouloir changer l’ordre des choses, ce qui n’était pas du tout facile.
La première édition de Ladies’ Turn a eu lieu en 2009, vous venez de dire que ce n’était pas du tout facile.  Quelles ont été les difficultés auxquelles vous aviez dû faire face ? 
Le projet Ladies’Turn m’a permis de voir quelle place occupent  les femmes dans la société sénégalaise, elles sont marginalisées.  Mais c’est surtout leur réaction qui cause problème, elles ne font rien pour revendiquer leurs droits. Pour revenir aux difficultés elles étaient d’une part familiales. Car  on avait les filles qui voulaient jouer mais les parents leur interdisaient formellement. Ce qui fait que la première édition n’a regroupé que 4 équipes. Aussi comme difficultés on était confronté tout le temps au problème de terrain de jeu. On arrivait les premiers sur le terrain ; l’aménageait (filet et traçage) et au moment de jouer les garçons du quartier s’opposaient, parfois on voulait en venir aux mains. Ils reprochaient aux filles de jouer car leur place était à la cuisine près de leur mère. J’ai là un CD du film de Ladies’Turn qui détient ces images qui parlent d’elles-mêmes ! Elle exhibe un CD. 
Malgré ces obstacles qu’est ce qui vous motivé au point de réaliser la deuxième édition ?
Il est vrai que j’étais déterminée pour que le football féminin voit le jour au Sénégal, mais sans l’aide de la capitaine des Lionnes Seyni Ndir Seck qui m’encourageait, de leur  coach Bassouaré Diaby, grâce à qui certains problèmes ont été évités et  sans oublier la présence  de la journaliste de Kotch  Gaëlle Yomi je crois que je ne serais pas arrivée. Je tiens vraiment à leur remercier.
Vous venez de clôturer la deuxième édition  de Ladies’Turn  ya-t-il une différence avec la première ?
La différence entre les deux éditions est grande. Déjà  il  faut souligner le fait que dans la deuxième les matches se sont joués à Dakar et à Saint-Louis ce qui attirait les populations lors des rencontres, contrairement à la première durant laquelle les matches ont eu lieu uniquement  à Dakar ; aussi, le nombre d’équipes a triplé de 4 à 14 équipes. Pour ce qui de l’occupation du terrain on n’a pas rencontré de problèmes, parfois les garçons eux-mêmes se portaient volontaires pour tracer les terrains  et même pour arbitrer les matches.
Les gens disent que vous avez initié ce projet dans le but d’écrire votre nom dans l’histoire du Sénégal, qu’en pensez-vous ?
Je ne peux empêcher les gens de parler. J’ai même entendu que le gouvernement Sénégalais avait remis de l’argent pour cette édition, pourtant c’est faut. Mais que voulez-vous, chacun trouve son compte quelque part et il ya certains qui en trouvent où c’est introuvable c’est le cas des gens de mauvaise foi.
Quelles sont vos projets  en tant que journaliste et pour  Ladies’ Turn dans l’avenir ?
Dans les années qui suivent je souhaite faire participer les 14 régions du Sénégal au tournoi, par la suite élargir les horizons dans le sens continental. Pour ce qui est de mon métier de journaliste je n’ai pas l’intention de l’arrêter. Ma présence  au Sénégal c’est  pour des raisons professionnelles  donc je suis à Dakar  en tant que journaliste.
Sandra. B
Football Féminin !
Jennifer Browning est une journaliste américaine de 27ans vivant à Dakar depuis 2008. Elle est l’initiatrice du projet  Ladies’Turn (le tournoi féminin de football)  à Dakar. Ce projet qui consiste à valoriser le football féminin a clôturé sa deuxième édition le 30 mars dernier.
Vous êtes journaliste de formation à quel moment avez-vous eu l’idée de faire valoir le football féminin au Sénégal ?
On peut faire quelque chose et être passionné d’une autre. C’est le cas avec le football. Sur les bancs scolaires j’ai eu à disputer les matches interclasses ; et quand je suis arrivée à Dakar j’ai constaté que ce sport n’était presque pas pratiqué par les femmes. C’est de là que m’est venue l’idée de vouloir changer l’ordre des choses, ce qui n’était pas du tout facile.
La première édition de Ladies’ Turn a eu lieu en 2009, vous venez de dire que ce n’était pas du tout facile.  Quelles ont été les difficultés auxquelles vous aviez dû faire face ? 
Le projet Ladies’Turn m’a permis de voir quelle place occupent  les femmes dans la société sénégalaise, elles sont marginalisées.  Mais c’est surtout leur réaction qui cause problème, elles ne font rien pour revendiquer leurs droits. Pour revenir aux difficultés elles étaient d’une part familiales. Car  on avait les filles qui voulaient jouer mais les parents leur interdisaient formellement. Ce qui fait que la première édition n’a regroupé que 4 équipes. Aussi comme difficultés on était confronté tout le temps au problème de terrain de jeu. On arrivait les premiers sur le terrain ; l’aménageait (filet et traçage) et au moment de jouer les garçons du quartier s’opposaient, parfois on voulait en venir aux mains. Ils reprochaient aux filles de jouer car leur place était à la cuisine près de leur mère. J’ai là un CD du film de Ladies’Turn qui détient ces images qui parlent d’elles-mêmes ! Elle exhibe un CD. 
Malgré ces obstacles qu’est ce qui vous motivé au point de réaliser la deuxième édition ?
Il est vrai que j’étais déterminée pour que le football féminin voit le jour au Sénégal, mais sans l’aide de la capitaine des Lionnes Seyni Ndir Seck qui m’encourageait, de leur  coach Bassouaré Diaby, grâce à qui certains problèmes ont été évités et  sans oublier la présence  de la journaliste de Kotch  Gaëlle Yomi je crois que je ne serais pas arrivée. Je tiens vraiment à leur remercier.
Vous venez de clôturer la deuxième édition  de Ladies’Turn  ya-t-il une différence avec la première ?
La différence entre les deux éditions est grande. Déjà  il  faut souligner le fait que dans la deuxième les matches se sont joués à Dakar et à Saint-Louis ce qui attirait les populations lors des rencontres, contrairement à la première durant laquelle les matches ont eu lieu uniquement  à Dakar ; aussi, le nombre d’équipes a triplé de 4 à 14 équipes. Pour ce qui de l’occupation du terrain on n’a pas rencontré de problèmes, parfois les garçons eux-mêmes se portaient volontaires pour tracer les terrains  et même pour arbitrer les matches.
Les gens disent que vous avez initié ce projet dans le but d’écrire votre nom dans l’histoire du Sénégal, qu’en pensez-vous ?
Je ne peux empêcher les gens de parler. J’ai même entendu que le gouvernement Sénégalais avait remis de l’argent pour cette édition, pourtant c’est faut. Mais que voulez-vous, chacun trouve son compte quelque part et il ya certains qui en trouvent où c’est introuvable c’est le cas des gens de mauvaise foi.
Quelles sont vos projets  en tant que journaliste et pour  Ladies’ Turn dans l’avenir ?
Dans les années qui suivent je souhaite faire participer les 14 régions du Sénégal au tournoi, par la suite élargir les horizons dans le sens continental. Pour ce qui est de mon métier de journaliste je n’ai pas l’intention de l’arrêter. Ma présence  au Sénégal c’est  pour des raisons professionnelles  donc je suis à Dakar  en tant que journaliste.
Sandra. B
Football Féminin !
Jennifer Browning est une journaliste américaine de 27ans vivant à Dakar depuis 2008. Elle est l’initiatrice du projet  Ladies’Turn (le tournoi féminin de football)  à Dakar. Ce projet qui consiste à valoriser le football féminin a clôturé sa deuxième édition le 30 mars dernier.
Vous êtes journaliste de formation à quel moment avez-vous eu l’idée de faire valoir le football féminin au Sénégal ?
On peut faire quelque chose et être passionné d’une autre. C’est le cas avec le football. Sur les bancs scolaires j’ai eu à disputer les matches interclasses ; et quand je suis arrivée à Dakar j’ai constaté que ce sport n’était presque pas pratiqué par les femmes. C’est de là que m’est venue l’idée de vouloir changer l’ordre des choses, ce qui n’était pas du tout facile.
La première édition de Ladies’ Turn a eu lieu en 2009, vous venez de dire que ce n’était pas du tout facile.  Quelles ont été les difficultés auxquelles vous aviez dû faire face ? 
Le projet Ladies’Turn m’a permis de voir quelle place occupent  les femmes dans la société sénégalaise, elles sont marginalisées.  Mais c’est surtout leur réaction qui cause problème, elles ne font rien pour revendiquer leurs droits. Pour revenir aux difficultés elles étaient d’une part familiales. Car  on avait les filles qui voulaient jouer mais les parents leur interdisaient formellement. Ce qui fait que la première édition n’a regroupé que 4 équipes. Aussi comme difficultés on était confronté tout le temps au problème de terrain de jeu. On arrivait les premiers sur le terrain ; l’aménageait (filet et traçage) et au moment de jouer les garçons du quartier s’opposaient, parfois on voulait en venir aux mains. Ils reprochaient aux filles de jouer car leur place était à la cuisine près de leur mère. J’ai là un CD du film de Ladies’Turn qui détient ces images qui parlent d’elles-mêmes ! Elle exhibe un CD. 
Malgré ces obstacles qu’est ce qui vous motivé au point de réaliser la deuxième édition ?
Il est vrai que j’étais déterminée pour que le football féminin voit le jour au Sénégal, mais sans l’aide de la capitaine des Lionnes Seyni Ndir Seck qui m’encourageait, de leur  coach Bassouaré Diaby, grâce à qui certains problèmes ont été évités et  sans oublier la présence  de la journaliste de Kotch  Gaëlle Yomi je crois que je ne serais pas arrivée. Je tiens vraiment à leur remercier.
Vous venez de clôturer la deuxième édition  de Ladies’Turn  ya-t-il une différence avec la première ?
La différence entre les deux éditions est grande. Déjà  il  faut souligner le fait que dans la deuxième les matches se sont joués à Dakar et à Saint-Louis ce qui attirait les populations lors des rencontres, contrairement à la première durant laquelle les matches ont eu lieu uniquement  à Dakar ; aussi, le nombre d’équipes a triplé de 4 à 14 équipes. Pour ce qui de l’occupation du terrain on n’a pas rencontré de problèmes, parfois les garçons eux-mêmes se portaient volontaires pour tracer les terrains  et même pour arbitrer les matches.
Les gens disent que vous avez initié ce projet dans le but d’écrire votre nom dans l’histoire du Sénégal, qu’en pensez-vous ?
Je ne peux empêcher les gens de parler. J’ai même entendu que le gouvernement Sénégalais avait remis de l’argent pour cette édition, pourtant c’est faut. Mais que voulez-vous, chacun trouve son compte quelque part et il ya certains qui en trouvent où c’est introuvable c’est le cas des gens de mauvaise foi.
Quelles sont vos projets  en tant que journaliste et pour  Ladies’ Turn dans l’avenir ?
Dans les années qui suivent je souhaite faire participer les 14 régions du Sénégal au tournoi, par la suite élargir les horizons dans le sens continental. Pour ce qui est de mon métier de journaliste je n’ai pas l’intention de l’arrêter. Ma présence  au Sénégal c’est  pour des raisons professionnelles  donc je suis à Dakar  en tant que journaliste.
Sandra. B

Le Marché Castors

Le marché Castors offre à ses différents visiteurs des produits répondant à tout type de besoins et cela dans une ambiance variée.
A peine arrivé au carrefour du Marché Castors, que les visiteurs sont envahis par les marchands ambulants. Ils leur présentent des produits qu’ils tiennent  en mains ; souvent de première nécessité tels que les sachets, sel de cuisine, allumettes, balais-tige et parfois même des citrons, oranges.  L’âge de ces vendeurs varie entre 8 et 20ans et parfois plus. Les regards tristes poussent parfois le passager à acheter la marchandise sans comprendre trop pourquoi. L’un d’eux tend des sachets  avec un français assez correct « madame tenez, achetez les sachets » interpellé il dit avoir quitté l’école en classe de 3ème. « C’est mon père qui m’a contraint d’arrêter  les études  quand j’étais en classe de 3ème pour subvenir aux besoins de la famille. » triste réalité.  Face au carrefour une ruelle mène au cœur du marché castors. Elle est parsemée de boutiques et d’autres marchants ambulants sans oublier les vendeuses de poisson et les nettoyeuses. Les vendeuses  interpellent les passagers avec tendresse « Sokhna si  kay » ce qui signifie « madame vient ». Les éloges sur leurs produits ne sont pas en reste « kay djeunn bi nice »les expressions comme « madame, ma fille » échappent des bouches. Il est 11h, la circulation est à pas mesurés au risque d’heurter  une cuvette remplie de persille, piment,  ail installés à même le sol.
Les détaillants ont un peu de tout dans leurs boutiques. Des boîtes de conserve en passant par les pommes de terre et autres produits. Entre les boutiques il ya les routes qui mènent  toutes à des boucheries. L’air est chaud à cause des moteurs des congélateurs et aussi des réchauds  à gaz présents sur les lieux pour les restaurants. Les gigots de viande sont suspendus au dessus  des étaux sur lesquels se trouvent  des tas de viande qui, n’ont surement pas le même prix dû à la qualité. Les  clients marchandent  à tout bout de champ, les vendeurs de sachets stationnent près du client pour lui présenter un sachet, un geste qui tombe souvent à pic ! Le bruit des machettes et coupe-coupe qui se frottent raisonne aux oreilles. Des sons non-distincts se font entendre, mais impossible de déterminer la source. Moustapha dit être habitué à cette ambiance « ça fait presque 5ans que je suis ici. Au début ce n’était pas facile avec les odeurs, mais aujourd’hui ça ne me dit plus rien, je suis habitué ».
Lorsqu’on traverse la boucherie de façon horizontale il ya un piste qui mène tout droit au coin réservé uniquement  aux vendeuses et nettoyeuses de poisson. L’air est différent de celle de la boucherie. Encore que là-bas les clients ou passagers  marchent le plus souvent sur la pointe des pieds afin d’esquiver les flaques d’eaux sales de poisson. Parfois, les gestes incontrôlés des nettoyeuses qui versent des eaux usées, n’épargnent pas les passants. Chose qui cause souvent des disputes. Aussi, la présence des poissons sur les couvercles des seaux, ou sur des planches, ne facilites  pas la circulation, ce qui pousse parfois les passants à allonger les pieds pour esquiver  la marchandise. Toutefois, les vendeuses vantent la qualité de leurs poissons et les nettoyeuses ne sont pas en reste « grand nettoyé ! » il suffit d’un oui ou d’un non et l’affaire est conclue. Très souvent le nettoyage varie de 100 à 500 ; mais les étudiants paient bien confie l’une d’elles  Ndeye « j’ai des  enfants  étrangers qui me donnent parfois 1000f ou 1500f pour nettoyer, ils paient bien  et il ya des jours ou je le leur nettoie gratuitement » Après quelques tours, dans les étalages du marché pour s’approvisionner en légumes, fruits et autres assaisonnements, d’autres pensent à regagner leur domicile.
Il est 13h, le marché est  peut-être fini pour les uns ; mais ne fait que commencer pour les autres !