Football Féminin !
Jennifer Browning est une journaliste américaine de 27ans vivant à Dakar depuis 2008. Elle est l’initiatrice du projet Ladies’Turn (le tournoi féminin de football) à Dakar. Ce projet qui consiste à valoriser le football féminin a clôturé sa deuxième édition le 30 mars dernier.
Vous êtes journaliste de formation à quel moment avez-vous eu l’idée de faire valoir le football féminin au Sénégal ?
On peut faire quelque chose et être passionné d’une autre. C’est le cas avec le football. Sur les bancs scolaires j’ai eu à disputer les matches interclasses ; et quand je suis arrivée à Dakar j’ai constaté que ce sport n’était presque pas pratiqué par les femmes. C’est de là que m’est venue l’idée de vouloir changer l’ordre des choses, ce qui n’était pas du tout facile.
La première édition de Ladies’ Turn a eu lieu en 2009, vous venez de dire que ce n’était pas du tout facile. Quelles ont été les difficultés auxquelles vous aviez dû faire face ?
Le projet Ladies’Turn m’a permis de voir quelle place occupent les femmes dans la société sénégalaise, elles sont marginalisées. Mais c’est surtout leur réaction qui cause problème, elles ne font rien pour revendiquer leurs droits. Pour revenir aux difficultés elles étaient d’une part familiales. Car on avait les filles qui voulaient jouer mais les parents leur interdisaient formellement. Ce qui fait que la première édition n’a regroupé que 4 équipes. Aussi comme difficultés on était confronté tout le temps au problème de terrain de jeu. On arrivait les premiers sur le terrain ; l’aménageait (filet et traçage) et au moment de jouer les garçons du quartier s’opposaient, parfois on voulait en venir aux mains. Ils reprochaient aux filles de jouer car leur place était à la cuisine près de leur mère. J’ai là un CD du film de Ladies’Turn qui détient ces images qui parlent d’elles-mêmes ! Elle exhibe un CD.
Malgré ces obstacles qu’est ce qui vous motivé au point de réaliser la deuxième édition ?
Il est vrai que j’étais déterminée pour que le football féminin voit le jour au Sénégal, mais sans l’aide de la capitaine des Lionnes Seyni Ndir Seck qui m’encourageait, de leur coach Bassouaré Diaby, grâce à qui certains problèmes ont été évités et sans oublier la présence de la journaliste de Kotch Gaëlle Yomi je crois que je ne serais pas arrivée. Je tiens vraiment à leur remercier.
Vous venez de clôturer la deuxième édition de Ladies’Turn ya-t-il une différence avec la première ?
La différence entre les deux éditions est grande. Déjà il faut souligner le fait que dans la deuxième les matches se sont joués à Dakar et à Saint-Louis ce qui attirait les populations lors des rencontres, contrairement à la première durant laquelle les matches ont eu lieu uniquement à Dakar ; aussi, le nombre d’équipes a triplé de 4 à 14 équipes. Pour ce qui de l’occupation du terrain on n’a pas rencontré de problèmes, parfois les garçons eux-mêmes se portaient volontaires pour tracer les terrains et même pour arbitrer les matches.
Les gens disent que vous avez initié ce projet dans le but d’écrire votre nom dans l’histoire du Sénégal, qu’en pensez-vous ?
Je ne peux empêcher les gens de parler. J’ai même entendu que le gouvernement Sénégalais avait remis de l’argent pour cette édition, pourtant c’est faut. Mais que voulez-vous, chacun trouve son compte quelque part et il ya certains qui en trouvent où c’est introuvable c’est le cas des gens de mauvaise foi.
Quelles sont vos projets en tant que journaliste et pour Ladies’ Turn dans l’avenir ?
Dans les années qui suivent je souhaite faire participer les 14 régions du Sénégal au tournoi, par la suite élargir les horizons dans le sens continental. Pour ce qui est de mon métier de journaliste je n’ai pas l’intention de l’arrêter. Ma présence au Sénégal c’est pour des raisons professionnelles donc je suis à Dakar en tant que journaliste.
Sandra. B
Football Féminin !
Jennifer Browning est une journaliste américaine de 27ans vivant à Dakar depuis 2008. Elle est l’initiatrice du projet Ladies’Turn (le tournoi féminin de football) à Dakar. Ce projet qui consiste à valoriser le football féminin a clôturé sa deuxième édition le 30 mars dernier.
Vous êtes journaliste de formation à quel moment avez-vous eu l’idée de faire valoir le football féminin au Sénégal ?
On peut faire quelque chose et être passionné d’une autre. C’est le cas avec le football. Sur les bancs scolaires j’ai eu à disputer les matches interclasses ; et quand je suis arrivée à Dakar j’ai constaté que ce sport n’était presque pas pratiqué par les femmes. C’est de là que m’est venue l’idée de vouloir changer l’ordre des choses, ce qui n’était pas du tout facile.
La première édition de Ladies’ Turn a eu lieu en 2009, vous venez de dire que ce n’était pas du tout facile. Quelles ont été les difficultés auxquelles vous aviez dû faire face ?
Le projet Ladies’Turn m’a permis de voir quelle place occupent les femmes dans la société sénégalaise, elles sont marginalisées. Mais c’est surtout leur réaction qui cause problème, elles ne font rien pour revendiquer leurs droits. Pour revenir aux difficultés elles étaient d’une part familiales. Car on avait les filles qui voulaient jouer mais les parents leur interdisaient formellement. Ce qui fait que la première édition n’a regroupé que 4 équipes. Aussi comme difficultés on était confronté tout le temps au problème de terrain de jeu. On arrivait les premiers sur le terrain ; l’aménageait (filet et traçage) et au moment de jouer les garçons du quartier s’opposaient, parfois on voulait en venir aux mains. Ils reprochaient aux filles de jouer car leur place était à la cuisine près de leur mère. J’ai là un CD du film de Ladies’Turn qui détient ces images qui parlent d’elles-mêmes ! Elle exhibe un CD.
Malgré ces obstacles qu’est ce qui vous motivé au point de réaliser la deuxième édition ?
Il est vrai que j’étais déterminée pour que le football féminin voit le jour au Sénégal, mais sans l’aide de la capitaine des Lionnes Seyni Ndir Seck qui m’encourageait, de leur coach Bassouaré Diaby, grâce à qui certains problèmes ont été évités et sans oublier la présence de la journaliste de Kotch Gaëlle Yomi je crois que je ne serais pas arrivée. Je tiens vraiment à leur remercier.
Vous venez de clôturer la deuxième édition de Ladies’Turn ya-t-il une différence avec la première ?
La différence entre les deux éditions est grande. Déjà il faut souligner le fait que dans la deuxième les matches se sont joués à Dakar et à Saint-Louis ce qui attirait les populations lors des rencontres, contrairement à la première durant laquelle les matches ont eu lieu uniquement à Dakar ; aussi, le nombre d’équipes a triplé de 4 à 14 équipes. Pour ce qui de l’occupation du terrain on n’a pas rencontré de problèmes, parfois les garçons eux-mêmes se portaient volontaires pour tracer les terrains et même pour arbitrer les matches.
Les gens disent que vous avez initié ce projet dans le but d’écrire votre nom dans l’histoire du Sénégal, qu’en pensez-vous ?
Je ne peux empêcher les gens de parler. J’ai même entendu que le gouvernement Sénégalais avait remis de l’argent pour cette édition, pourtant c’est faut. Mais que voulez-vous, chacun trouve son compte quelque part et il ya certains qui en trouvent où c’est introuvable c’est le cas des gens de mauvaise foi.
Quelles sont vos projets en tant que journaliste et pour Ladies’ Turn dans l’avenir ?
Dans les années qui suivent je souhaite faire participer les 14 régions du Sénégal au tournoi, par la suite élargir les horizons dans le sens continental. Pour ce qui est de mon métier de journaliste je n’ai pas l’intention de l’arrêter. Ma présence au Sénégal c’est pour des raisons professionnelles donc je suis à Dakar en tant que journaliste.
Sandra. B
Football Féminin !
Jennifer Browning est une journaliste américaine de 27ans vivant à Dakar depuis 2008. Elle est l’initiatrice du projet Ladies’Turn (le tournoi féminin de football) à Dakar. Ce projet qui consiste à valoriser le football féminin a clôturé sa deuxième édition le 30 mars dernier.
Vous êtes journaliste de formation à quel moment avez-vous eu l’idée de faire valoir le football féminin au Sénégal ?
On peut faire quelque chose et être passionné d’une autre. C’est le cas avec le football. Sur les bancs scolaires j’ai eu à disputer les matches interclasses ; et quand je suis arrivée à Dakar j’ai constaté que ce sport n’était presque pas pratiqué par les femmes. C’est de là que m’est venue l’idée de vouloir changer l’ordre des choses, ce qui n’était pas du tout facile.
La première édition de Ladies’ Turn a eu lieu en 2009, vous venez de dire que ce n’était pas du tout facile. Quelles ont été les difficultés auxquelles vous aviez dû faire face ?
Le projet Ladies’Turn m’a permis de voir quelle place occupent les femmes dans la société sénégalaise, elles sont marginalisées. Mais c’est surtout leur réaction qui cause problème, elles ne font rien pour revendiquer leurs droits. Pour revenir aux difficultés elles étaient d’une part familiales. Car on avait les filles qui voulaient jouer mais les parents leur interdisaient formellement. Ce qui fait que la première édition n’a regroupé que 4 équipes. Aussi comme difficultés on était confronté tout le temps au problème de terrain de jeu. On arrivait les premiers sur le terrain ; l’aménageait (filet et traçage) et au moment de jouer les garçons du quartier s’opposaient, parfois on voulait en venir aux mains. Ils reprochaient aux filles de jouer car leur place était à la cuisine près de leur mère. J’ai là un CD du film de Ladies’Turn qui détient ces images qui parlent d’elles-mêmes ! Elle exhibe un CD.
Malgré ces obstacles qu’est ce qui vous motivé au point de réaliser la deuxième édition ?
Il est vrai que j’étais déterminée pour que le football féminin voit le jour au Sénégal, mais sans l’aide de la capitaine des Lionnes Seyni Ndir Seck qui m’encourageait, de leur coach Bassouaré Diaby, grâce à qui certains problèmes ont été évités et sans oublier la présence de la journaliste de Kotch Gaëlle Yomi je crois que je ne serais pas arrivée. Je tiens vraiment à leur remercier.
Vous venez de clôturer la deuxième édition de Ladies’Turn ya-t-il une différence avec la première ?
La différence entre les deux éditions est grande. Déjà il faut souligner le fait que dans la deuxième les matches se sont joués à Dakar et à Saint-Louis ce qui attirait les populations lors des rencontres, contrairement à la première durant laquelle les matches ont eu lieu uniquement à Dakar ; aussi, le nombre d’équipes a triplé de 4 à 14 équipes. Pour ce qui de l’occupation du terrain on n’a pas rencontré de problèmes, parfois les garçons eux-mêmes se portaient volontaires pour tracer les terrains et même pour arbitrer les matches.
Les gens disent que vous avez initié ce projet dans le but d’écrire votre nom dans l’histoire du Sénégal, qu’en pensez-vous ?
Je ne peux empêcher les gens de parler. J’ai même entendu que le gouvernement Sénégalais avait remis de l’argent pour cette édition, pourtant c’est faut. Mais que voulez-vous, chacun trouve son compte quelque part et il ya certains qui en trouvent où c’est introuvable c’est le cas des gens de mauvaise foi.
Quelles sont vos projets en tant que journaliste et pour Ladies’ Turn dans l’avenir ?
Dans les années qui suivent je souhaite faire participer les 14 régions du Sénégal au tournoi, par la suite élargir les horizons dans le sens continental. Pour ce qui est de mon métier de journaliste je n’ai pas l’intention de l’arrêter. Ma présence au Sénégal c’est pour des raisons professionnelles donc je suis à Dakar en tant que journaliste.
Sandra. B